En 5e : EPI « Développement durable »

Au cours des mois de mai et juin 2018, les élèves de 5e se sont engagés dans un projet interdisciplinaire associant la géographie et l’information-documentation sur le thème du développement durable. L’objectif de ce projet est double, mené une démarche intellectuelle de recherche documentaire et informationnelle au CDI afin de construire et d’acquérir des connaissances en géographie sur le thème du développement durable.
En guise de production finale et de manière à restituer leurs apprentissages, les élèves ont écrit des articles de presse.

Le projet s’est déroulé de la manière suivante :
Les élèves ont été répartis en binôme de travail. Chaque groupe s’est vu attribué un sujet issu du thème du développement durable.
Ces sujets sont :
- les énergies renouvelables,
- le locavorisme,
- la préservation de l’eau,
- le développement durable dans les villes,
- l’habitat durable,
- le recyclage,
- les problèmes de l’agriculture intensive.

Afin d’introduire la démarche de recherche ainsi que la finalité de l’écriture journalistique, les élèves se sont familiarisés en amont avec des notions d’éducation aux médias et à l’information en s’interrogeant sur qu’est-ce qu’une information ou encore qu’est-ce qu’un article de presse et quels sont ces caractéristiques (titre, chapô, intertitres, paragraphes, etc).

Nous vous invitons à lire un exemple d’article écrit par un élève à l’issue du projet.
Ch.D. a travaillé sur le sujet des problèmes de l’agriculture intensive.

Le scandale de l’agriculture intensive

L’agriculture intensive cause des gros problèmes environnementaux pour la planète. Les engrais industriels sont un scandale pour la population du monde entier, il est conseillé d’utiliser des engrais naturels.

Après la Seconde Guerre mondiale, en 1945, il fallait reconstruire l’Europe et donner à manger à une population en pleine croissance : produire plus de nourriture pour moins cher. C’est la naissance de l’agriculture intensive. À partir des années 1950, les agriculteurs s’équipent de machines agricoles modernes. Pour leur permettre de circuler facilement et d’ agrandir leurs champs, ils coupent les haies et les arbres. Ils sélectionnent les variétés de grains les plus productives. Pour enrichir la terre, ils lui apportent des engrais chimiques plus efficaces que le compost et le fumier utilisés jusqu’alors. Pour protéger les cultures des insectes, des champignons et des mauvaises herbes, ils épandent des pesticides de synthèse. Puis les agriculteurs développent l’irrigation pour certaines cultures comme le maïs, comme par exemple les culture céréalières dans l’état de Washington aux États-Unis.
Ainsi, alors que le nombre d’agriculteurs baisse, la taille des exploitations augmente et les rendements explosent. En France, alors que un hectare de blé produisait une tonne avant 1850, il atteint 7 tonnes en 1995 !
Avec ses lourdes machines et ses produits chimiques, l’agriculture intensive produit aussi des conséquences négatives pour l’environnement. Les sols sont érodés et appauvris. En retournant systématiquement et profondément la terre, en la saturant d’engrais, l’agriculture intensive empêche les habitants du sol (bactéries, vers de terre, champignons…) de vivre et de régénérer le sol naturellement. Cet effet est renforcé par la monoculture, c’est-à-dire la culture d’une même plante sur le même champ, qui remplace l’alternance des cultures d’une année sur l’autre. Les rivières et les nappes phréatiques sont pollués par les pesticides. On retrouve aussi ces produits sur les fruits et légumes puis dans nos estomacs. L’agriculture irriguée prélève une ressource de plus en plus rare et entraîne une salinisation des terres. La biodiversité animale est menacée par la destruction des haies, des bois, et par l’utilisation massive d’insecticides. L’hirondelle de fenêtre, oiseau commun de nos villages, aurait vu ses effectifs chuter de 84 % entre 1989 et 2001.

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Épandage d’engrais chimiques

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